jeudi 12 décembre 2013

LA SOCIETE POLITIQUE ENTRE LA VOLONTE DU PEUPLE ET LA SOIF DE POUVOIRS:



S'il est vrai que l'expérience du multipartisme en ALGERIE  est très courte du fait qu'elle ne date que de 1989, autrement dit d'à peine un peu plus de vingt ans, il n'en demeure pas moins vrais que les partis politique créés au lendemain de l'adoption de la constitution reconnaissant le multipartisme, ont fait preuve d'une soif de pouvoirs aussi maladive sinon plus que celle du régime en place depuis l'indépendance du pays en 1962, et ce  au détriment de la superbe opportunité pour construire un système politique reposant sur les principes démocratiques et la consolidation des libertés individuelles et collectives.
Le peuple qui s'est révolté un certain 05.octobre.1988 mais pas seulement, afin d'offrir aux politiques exiles et aux militants traques dans le noir, l'occasion de reconquérir  l'espace public, en commençant par l'encadrement de la société au sens le plus large du terme, dans le but de lui inculquer les valeurs universelles de la civilité et de la modernité, fondements incontournables pour construire une démocratie et un état de droit ,d'autant plus qu'on a à faire à  une société faut-il le rappeler longtemps laissée en pâture à des discours aussi démagogiques qu'abrutissants, ce peuple s'est vu trahi par ceux même auxquelles ils  a confié sa destinée.
Le simple citoyen que je suis, qui a vu ses semblables payes  de leur chère et  de leur sang, le lourd tribu de notre démocratie naissante, n'a plus rien à attendre de cette classe politique:
- dont les partis se sont vite reconvertis en des clubs fermes  ou se négocie la position de tête de liste électorale à coup de milliards de centimes.
- ou le chef suprême du parti ou le godfather est en droit de cumuler sans limite les mandats de présidence, que même les pires dictateurs n'osent même pas en rêver, poussant ainsi ses opposants à créer d'autres partis non pas pour enrichir la scène politique mais plutôt pour s'opposer à l'opposition.
- ou il nous est possible de changer de parti politique plus vite que changer ses sous-vêtements, agissements qui prouvent clairement l'absence totale de toute conviction politique.
- ou le discours hypocrite sur les " jeunes et le fameux flambeau "  n'est qu'un trompe l'œil sans réel contenu.
- ou le débat contradictoire dans les medias surtout publics est quasi inexistant, un fait qui reflète,  on ne peut mieux,  l'absence totale de réelles idées politiques confrontables. Le résultat est que l'algérien d'aujourd'hui  sous l'effet de la corruption généralisée et de la "Hogra" est presque réduit à l'état de sauvagerie, tellement méconnaissable qu'on a du mal à comprendre certains de ses agissements qui relèvent carrément de la démence
N'ayant plus aucun respect de l'ordre, pilier centrale de toute société humaine, l'algérien semble perdre ses repères avec la démission quasi-totale de la société politique plus occupé et préoccupé  par l'affairisme ambiant que par sa vocation première la régulation sociétale.
Devant cet état de fait, il est plus qu'évident qu'il y a risque majeure d'une dérive collective vers des destinations insoupçonnées et incertaines, dont les massacres routiers, l'enlèvement viol et assassina de mineurs, l'inceste, les crimes contre les proches parents, la criminalité et la débauche juvénile n'en sont que le prélude.
Aussi, et pour reprendre la célébrissime citation d'un grand homme politique, je dirais qu'avant de libérer les hommes il faut libérer les esprits, et c'est justement la mission des politiques avec un grand P.

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